Portée Khalibisnya Maginwulf – 2023

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Pour cette portée Khalibisnya Maginwulf 2023, Millesys va donner naissance à sa troisième et dernière portée.
Le papa a été choisi parmi une pré-sélection de cinq mâles.
Faolan Yuma Una Neshoba est un très beau mâle au phénotype que j’affectionne beaucoup. Cerise sur le gâteau, Yuma a un caractère en or. Joyeux, joueur et très avenant. J’espère une mise bas rapide et sans problème, avec de beaux chiots en bonne santé.

Cette portée sera la première à bénéficier d’un nouveau protocole de mise bas dans l’obscurité et d’un nouveau tapis de sol dans la caisse de mise bas pour lutter encore plus efficacement contre les risques de dysplasie des hanches. 

Temps de lecture estimé : 85 minutes


La maman : Khalibisnya Maginwulf Millesys

Fiche descriptive de Khalibisnya Maginwulf Millesys

Numéro d’enregistrementLOF 1540/295
Date de naissance25/11/2016
NationalitéFrançaise
CouleurGris de loup
Myelopathie dégénérativeSaine
Nanisme hypophysaireSaine
PCYT2-DSaine
Tares oculairesSaine
Dysplasie des hanchesA/A
Dysplasie des coudesED-0
Diversité des ancêtresAVK = 90.32% (sur 5 générations)
Taux de consanguinité génétiquegenCOI = 45%
Résultat test de caractèreExcellent
Cotation club de raceCotation 4 – Lice recommandée
Titres de beautéChFJ – Championne de France jeune
ChEN – Championne des expositions Nationales
ChFCS – Championne de France de conformité au standard
ChIB – Championne internationale de beauté
VEDS ’22 – Vainqueur European dog show 2022

Pédigree de Khalibisnya Maginwulf Millesys

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pédigree sur cinq générations
les couleurs représentent les ancêtres répétés
diversité des ancêtres = 90.32%

Pedchart de Khalibisnya Maginwulf Millesys

Pédigree toutes générations jusqu’aux fondateurs de la race
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Descendants de Khalibisnya Maginwulf Millesys

11 descendants répartis sur deux portées

Le papa : Faolan Yuma Una Neshoba

Fiche descriptive de Faolan Yuma Una Neshoba

Numéro d’enregistrementVDH 19/091 00794
Date de naissance30/04/2019
NationalitéAllemand
CouleurGris de loup
Myelopathie dégénérativePorteur sain
Nanisme hypophysaireSain
PCYT2-DSain
Tares oculairesSain
Dysplasie des hanchesB1
Dysplasie des coudesED-0
Diversité des ancêtresAVK = 91.93% (sur 5 générations)
Taux de consanguinité génétiquegenCOI = 35%

Pédigree de Faolan Yuma Una Neshoba

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pédigree sur cinq générations
les couleurs représentent les ancêtres répétés
diversité des ancêtres = 91.93%

Pedchart de Faolan Yuma Una Neshoba

Pédigree toutes générations jusqu’aux fondateurs de la race
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Descendants de Faolan Yuma Una Neshoba

11 descendants sur une portée

La combinaison Yuma x Millesys

Fiche descriptive de la portée

EnregistrementLivre des origines françaises – LOF
Date de naissance21/11/2023
Noms des chiots2023 est l’année de la lettre « U »
Couleur attendue des chiotsGris de loup
Myelopathie dégénérativeSains ou porteurs sains
Nanisme hypophysaireSains
PCYT2-DSains
Diversité des ancêtresAVK = 100% (sur 5 générations)
Coefficient de parenté des parentsCOR = 0.5
Taux de consanguinité génétique estimé de la portéeeCOI = 34% – Embark

Pédigree de la portée Khalibisnya Maginwulf 2023

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pédigree de la portée sur cinq générations
Diversité des ancêtres = 100%

Pedchart de la portée Khalibisnya Maginwulf 2023

Pédigree toutes générations jusqu’aux fondateurs de la race
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Comparaison des caryotypes des parents


La saillie

En tant normal, Millesys est plutôt un diesel quand à la montée de progestérone. Cette fois-ci, elle a mis le turbo puisqu’au bout de 15 jours seulement, il a fallu prendre la route pour la saillie.
Départ le 20 septembre, direction l’Allemagne, voyage de nuit pendant dix heures.
Deux jours sur place puis rentrés à la maison le 23 septembre en fin d’après-midi après dix heures de route.
Plus qu’à attendre 25 jours pour savoir si la saillie a fonctionné.


Confirmation de gestation

(Mise à jour du 16 octobre 2023)

Gestation confirmée pour Millesys !
Difficile de voir à l’échographie le nombre précis de foetus donc pas de pronostic à ce jour.
Croisons les doigts maintenant pour une mise bas rapide et sans complications.


La mise bas dans le noir

(Mise à jour du 04 décembre 2023)

chienne chien-loup de saarloos gestante

La deuxième mise bas de Millesys s’étant finie en césarienne, je craignais que l’histoire ne se répète pour cette troisième et dernière mise bas… Ces derniers mois, j’ai été interpellé par plusieurs lectures scientifiques qui mettent en évidence l’influence de la lumière pour la mise bas des chiennes (j’ai même trouvé une étude scientifique valable également pour les femmes !).

L’expérience consistait à une mise bas dans le noir le plus total et sans présence humaine dans la pièce. Ma chambre dans laquelle se passe toutes les mises bas a été pour le coup customisée… En effet, les volets laissant toujours passer un petit peu de lumière, du papier aluminium a été mis sur les fenêtres pour une obscurité totale.

Un drap venant également combler l’espace sous la porte d’entrée. Toutes les sources lumineuses artificielles ont été également enlevées (réveil, recharges d’appareils mobiles, triplettes électriques avec bouton lumineux etc…).

La caisse de mise bas a également été modifiée.
Deux caméras à vision nocturne ont été disposées afin de surveiller le bon déroulement de la mise bas.
La traditionnelle lampe chauffante à infrarouge a été bannie et remplacée par un coussin chauffant.
Une toile noire occultante a été tendue sur le dessus de la caisse de mise bas afin de créer une tanière et un rabat supplémentaire tombait sur l’entrée afin de laisser la chienne sortir et rentrer facilement.

Pour une fois, je n’avais pas fait de radiographie pour connaître le nombre de chiots présents dans le ventre de la maman. Je me suis dit que si j’avais choisi d’opter pour une mise bas la plus naturelle possible, alors il était inutile d’infliger des rayons X aux fœtus pour une radio de confort…

Au 61ème jour de gestation, Millesys s’agite. Le soir, elle demande à sortir régulièrement. En fait, elle nous fait passer une nuit d’enfer où toutes les 30mn, elle veut aller dehors… Il pleut, il fait nuit, pas facile de s’assurer que c’est bien du pipi et non le bouchon muqueux qui s’évacue. Après une nuit blanche, je décide de ne plus la laisser sortir. Qu’elle fasse ses besoins à l’intérieur, peu importe, mais je veux voir ce qui sort…

Puis Millesys devient de plus en plus agitée, limite hystérique… Je commence à me demander si Millesys était la bonne chienne pour cette expérience de mise bas dans le noir… Elle est perdue, nous demande du réconfort et paraît en détresse… Exactement comme la précédente portée…

Elle nous fait par la suite deux petits pipis puis elle perd les eaux. A partir de ce moment, je dirige Millesys dans la pièce noire et la met dans sa caisse de mise bas. Je me dirige dans une pièce annexe de la maison et surveille sur l’écran, la mise bas.

Bizarrement, Millesys semble s’apaiser. Elle est couchée sur le côté. 10 minutes après, nous voyons une très légère contraction et le premier chiot naît le 21 novembre à 10H00. Il semble énorme à l’écran. Millesys s’occupe de son chiot immédiatement. La poche est rompue, la tête du chiot est dehors, il respire, tout va bien.

A 10h20, soit 20 mn plus tard, le deuxième chiot sort alors que Millesys est toujours affairée à nettoyer son premier chiot. On attend un peu mais Millesys semble ne pas avoir fait attention qu’un deuxième chiot est sorti. J’interviens et je rentre dans la pièce noire et cherche à tâtons le deuxième chiot. Je le trouve et le sors de la pièce noire. Je rompe la poche mais le chiot ne respire pas. Je pratique les premiers gestes de secours et le chiot prend une grande bouffée d’air. Les poumons semblent obstrués. J’utilise un mouche bébé pour évacuer le liquide amniotique. Quelques gestes de secours supplémentaires et le chiot respire correctement. Je le replace dans la caisse de mise bas tel quel, avec son corps encore dans sa poche et le placenta encore accroché. A l’écran, Millesys semble enfin s’être rendu compte qu’un deuxième chiot était arrivé et s’affaire sur lui.

Je ne reconnaît toujours pas ma chienne. Tellement sereine, tellement calme ! Toujours attentive à ses deux chiots. Alternant des pauses où elle semble dormir de son long et vérifiant régulièrement que les chiots sont à la tétée.

Le troisième chiot arrivera 50 minutes plus tard et le quatrième, 25 minutes après.

Ne sachant pas combien de chiots il pouvait y avoir, j’attend patiemment pour un éventuel cinquième chiot. Comme Millesys est très sereine, très calme, je ne m’affole pas. Et finalement c’est 1h40 plus tard que le 5ème chiot naît. Millesys n’avait pas un très gros ventre lors de la gestation. Elle avait pris 3 kilos. Je pensais donc que la portée s’arrêterait là. Millesys était toujours aussi détendue et sereine. Elle semblait heureuse et très affairée à nettoyer ses chiots. Elle alternait avec de longues poses pendant lesquelles elle dormait. Puis, à 16H20, soit 3 heures après le cinquième chiot, un sixième et dernier chiot est né !

Poids des chiots à la fin de la mise bas :

  • 545g – mâle
  • 530g – femelle
  • 515g – femelle
  • 465g – femelle
  • 430g – mâle
  • 355g – femelle

Objectif atteint ! Tous les chiots sont en parfaite santé, une mise bas menée comme une chef par la maman et adieu la césarienne !

Image de la caméra vidéo sur la caisse de mise dans l’obscurité totale.

Cette mise bas a été extraordinaire ! Je suis passé par toutes les émotions. Passant de la limite de l’ulcère à une totale zénitude !

Si on m’avait dit un jour que je ferai une mise bas, assis sur mon canapé devant la télévision, un verre de vin à la main et un œil sur la caméra de surveillance… Je ne l’aurai jamais crû !

En tout cas, je ne me vois pas revenir en arrière et dorénavant, la mise bas dans le noir sera mon nouveau protocole pour mettre au monde les futurs chiots Khalibisnya Maginwulf.

Alors est-ce que la lumière a une influence sur la mise bas ? Très certainement.
Des études, toujours en cours, suggèrent que la lumière (et notamment la lumière artificielle) pourrait réduire la production de mélatonine.
En étant dans le noir, la chienne pourrait se recharger en mélatonine qui induirait la production d’ocytocine, indispensable pour des contractions utérines sans effort.
Ci-dessous une contraction utérine normale, qui ne demande pas beaucoup d’effort :

A comparer maintenant avec ce que Millesys m’avait habitué… Une mise bas à l’extérieur, en position fécale…

Combattre l’anxiété des chiots

Si je n’ai pas pu poster de photos des chiots plus tôt, c’est que je devais respecter la deuxième phase de l’étude de l’impact de la lumière. Cette fois-ci, ça ne concernait plus la mise bas, mais les chiots eux-mêmes.

Le chien fait parti des espèces nidicoles à la naissance. En effet, son développement anatomique à la naissance, et en particulier, nerveux et sensorimoteur, n’est pas achevé.
Par conséquent, un chiot nouveau-né devrait être considéré comme un prématuré.

Ses paupières sont soudées.
Son canal auditif externe n’est pas creusé.
Ses éliminations urinaires et fécales (réflexe périnéal) sont dépendantes de sa mère.
Son néocortex et sa moelle épinière (développement du système nerveux du chiot) sont en formation à la naissance comme pour toutes les espèces nidicoles.
Son sommeil paradoxal est très développé.
Il ne saura marcher qu’après une quinzaine de jours. D’ici-là, sa compétence motrice se limite à la reptation.
Mais son odorat est fonctionnel et lui permet de sentir la chaleur corporelle de sa mère et l’odeur du lait pour aller aux mamelles.

Les choses sont bien différentes avec d’autres mamifères qui naissent parfaitement opérationnels dès la naissance (espèces nidifuges).

Poulains, veaux, chevreaux, lionceaux, girafons etc. ont tous leurs sens éveillés dès leur venue au monde. Mais pas le chiot, ni aucune espèce de canidés canis lupus d’ailleurs… Ses terminaisons nerveuses sont toujours en construction. Il a besoin de calme. Il a besoin de sa mère et non d’être stimulé aussi précocement comme la majorité des éleveurs ont l’habitude de le faire (même s’ils pensent bien faire). Photographié sous tous ses angles à la lumière dès ses premiers jours de vie, manipulé avec des stimulations neurologiques précoces (ENS – Puppy Culture etc.)… Tout ceci devrait être proscrit durant ses 15 premiers jours de vie. Là aussi, ce que l’éleveur pense être le mieux est en complète contradiction avec les besoins physiologiques du chiot.

Au sujet de l’ENS (et autre programme Puppy Culture dérivés), l’information originale a été publiée par Carmelo Battaglia, (doctorat en sociologie et criminologie…) qui ne disposait d’aucune donnée, seulement des hypothèses et de vagues affirmations sur l’existence d’effets. Les premières études étaient équivoques mais les études menées au cours des dix dernières années n’ont pas permis de trouver des différences pouvant être imputées à la stimulation neurologique précoce.

Au contraire, dans une récente étude intitulée « l’effet de la stimulation neurologique précoce sur le bien-être des chiots dans les élevages » le résultat est très clair : l’étude ne confirme pas les avantages en termes de bien-être de l’application des exercices ENS aux chiots…

De plus, il n’existe aucune formation officielle sur la manière d’exercer ces manipulations, aucun diplôme. Chacun fait comme il le sent au final. L’ENS pratiqué aussi tôt dans les premiers jours de vie d’un chiot est en fait davantage un argument commercial et de communication de l’éleveur auprès des futurs adoptants qu’une réelle avancée dans le parcours de socialisation du chiot…

Je vais donc à l’encontre totale de l’ENS et le Puppy Culture en reproduisant ce que de jeunes louveteaux connaissent dans leur tanière dans la nature : un stimuli limité aux gestes des soins prodigués par la maman (et surveillance de la prise de poids par l’éleveur) et SURTOUT, un respect très stricte du cycle lumineux naturel. A savoir en journée, une diffusion minimale de la lumière (obtenue au travers des volets roulants en mode persienne) telle que les chiots la ressentirait au sein d’une tanière la journée et la nuit, une absence totale de lumière artificielle. Le but : limiter au maximum les désordres liés à l’anxiété

Pour la première fois depuis que j’ai commencé l’élevage, je ne découvrirai vraiment mes chiots en pleine lumière que 15 jours après leur naissance.

Quelques éleveurs ont tenté l’expérience et j’ai pu lire des retours très positifs tels que :

« Mes chiots sont plus calmes, plus recueillis, et plus observateurs. Ils ne sont pas effrayés, ne sont pas anxieux et ils apprennent vite. Je craignais qu’ils soient moins à l’aise avec les gens et qu’ils progressent plus lentement en restant si longtemps dans l’obscurité. Mes inquiétudes n’étaient pas fondées. Ces chiots progressent rapidement dans leur développement et sont différents de tous ceux que j’ai eu auparavant ».

Sources :


Comment lutter plus efficacement contre la dysplasie des hanches ?

Qu’est-ce que la dysplasie des hanches ?

La dysplasie des hanches est une déformation de l’articulation coxofémorale qui se produit pendant la période de croissance du chien.

Pendant plus de 50 ans, les chercheurs ont tenté d’identifier les gènes responsables de la dysplasie des hanches. En vain… La dysplasie de la hanche est reconnue comme une affection polygénique (impliquant plusieurs gènes) mais l’identité de ces gènes demeurent un mystère.

Héritabilité de la dysplasie des hanches

Grâce aux nombreuses études publiées sur le sujet ainsi qu’aux valeurs communiquées par OFA (Orthopedic Foundation for Animals), nous savons que l’héritabilité de la dysplasie de la hanche est généralement comprise entre 0,2 et 0,3.

Cela signifie que seulement 20 à 30 % de la variation des résultats de la dysplasie des hanches dans une population de chiens testés peut être expliquée par la variation des gènes. Par conséquent, 70 à 80 % de cette variation des résultats relève de facteurs environnementaux.

REMARQUE : ce n’est pas la même chose que de dire « la dysplasie de la hanche c’est 20% génétique et 80% environnemental ».

L’héritabilité indique dans quelle mesure la variation d’un caractère phénotypique dans un groupe de chiens testés est le résultat de différences génétiques entre ces mêmes chiens.

Les facteurs environnementaux

Voici une liste non exhaustive des facteurs environnementaux impliqués dans la dysplasie de la hanche :

  • Croissance rapide
  • Chiots de grande taille
  • Phénotype entrainant une construction propice à la dysplasie de la hanche.
  • Développement du muscle pelvien insuffisant
  • Ossification tardive de la tête fémorale
  • Activité physique excessive ou inadaptée
  • Saisons de la naissance
  • Alimentation (prise de poids, additifs calcium – vitamines C – zinc)
  • Sol inadapté de la caisse de mise bas.
Un exemple d’activité physique parfaitement inadapté.
Ce genre de vidéo fait le buzz mais c’est une catastrophe pour les hanches de ces pauvres chiots…

La cause principale de la dysplasie de la hanche

Le relâchement articulaire est la cause principale de la dysplasie de la hanche. 
Il est donc primordial de maîtriser la stabilité articulaire et ce, le plus tôt possible.
Pour l’éleveur, cela commence avec la caisse de mise bas.

L’hyperlaxité du ligament rond est la cause sous-jacente de la dysplasie de la hanche chez le chien. Le ligament rond maintient la tête du fémur dans l’acetabulum de la hanche.

Tous les chiots naissent avec des hanches parfaitement normales.
Cependant, l’évolution du chiot sur un sol inadapté dans la caisse de mise bas pendant ses premières semaines de vie fait parti des premiers facteurs de risques qui entraîne une dysplasie des hanches.
En parallèle, le poids corporel à la naissance et pendant les premières semaines de vie du chiot peut également influencer la vitesse de progression de la dysplasie.

La position grenouille des chiots, notamment pendant les têtées est une position qui devrait interpeller plutôt de trouver çà mignon…

Observer la position des pattes arrières de ces chiots au moment de la têtée. Une hyperlaxité des ligaments ronds peut se produire.

Le sol de la caisse de mise bas est souvent inadapté et possède un faible coefficient de traction. La mauvaise position du chiot lors de la tétée favorise l’hyperlaxité des ligaments ronds de ses hanches et risque de provoquer une dysplasie des hanches. La morphologie spécifique de certaines races ainsi que la prise de poids rapide sur les premières semaines seront des facteurs aggravants.

Les leviers d’action des éleveurs

Partie génétique

La radio des hanches est souvent mise en avant par les éleveurs lors de la sélection des reproducteurs. En effet, si le père et la mère ont eu les hanches radiographiées et que leurs résultats sont bons, et qu’il en est de même pour leurs ancêtres dans les générations précédentes, l’éleveur peut raisonnablement penser que sa future portée ne saura pas concernée par les 20% à 30% d’héritabilité génétique de la dysplasie des hanches. Mais attention :

  • Un score moyen de la lecture des radios des hanches d’un reproducteur ne saurait dire quelle est la part congénitale de la part environnementale qui a influencé le score obtenu…
  • La radio des hanches n’est pas non plus exempt d’erreurs…
    • Mauvaise position du chien à la radiographie
    • Mauvaise interprétation à la lecture de la radio des hanches
  • La dysplasie des hanches évoluant avec le temps, il est totalement inefficace de radiographier les hanches d’un chien trop jeune… Idéalement, les radios des hanches ne devraient pas être envisagées avant l’âge de trois ans.

Partie environnementale

Alors quels sont finalement les leviers d’actions pour les éleveurs dans la lutte contre la dysplasie des hanches ?

Les possibilités d’améliorer les hanches sont beaucoup plus grandes si les éleveurs s’attaquent aux 80 % de variations des résultats de la dysplasie des hanches qui ne sont pas expliquées par la génétique.

Et cela commence dans la caisse de mise bas des chiots, en utilisant un sol adapté, avec suffisamment de traction notamment lors des tétées.

Là aussi, j’ai complètement changé mes protocoles. Le traditionnel VetBed a laissé la place au Drymate Whelping. Ce dernier a les mêmes pouvoirs absorbant que le VetBed mais avec une épaisseur bien moindre tout en offrant un pouvoir de traction supérieur à son homologue. Le VetBed reviendra dans la caisse de mise bas plus tard, lorsque je n’aurai plus besoin des tapis de traction.

La faible épaisseur du Drymate Whelping permet de poser par dessus un prototype encore en développement par le Docteur Carol Beuchat de l’Institute of Canine Biology : le Traction Mate.

Ce tapis de traction est fabriqué en caoutchouc de silicone non toxique sous forme de dalles souples de 60x60cm. Il peut être lavé et désinfecté. Le Traction Mate se place au-dessus du Drymate Whelping. Deux kits sont prévus. Le premier kit est destiné à être utilisé pour la première semaine de vie des chiots et le deuxième kit, pour les semaines suivantes. Chaque kit possède une empreinte et une disposition de trous différente et l’épaisseur du Traction Mate n’est pas la même. Le Traction Mate est disponible en plusieurs versions afin de s’adapter à la morphologie des pattes des chiots en fonction de leur race.

C’est lors de la tétée que l’hyperlaxité du ligament rond peut se produire.
Le Traction Mate agit comme un starting-block dans l’athlétisme.
Les chiots positionnent correctement leurs pattes arrières dans l’empreinte des trous du Traction Mate, offrant ainsi une surface d’appuie idéale.

L’efficacité du tapis de traction ICB lors de la tétée

La différence d’appuie des chiots pendant la tétée est très notable.
J’ai rapidement pu constater une motricité ainsi qu’une tonicité des chiots bien supérieure à ce que j’avais l’habitude de voir jusqu’à présent et ce, dès les premiers jours de vie des chiots. Normalement, un chiot ne commence à marcher vraiment qu’à partir de la deuxième semaine. Dans ce laps de temps, les chiots se traînent plus qu’ils ne marchent, à l’aide de leurs pattes avant et font la grenouille (ou la limace, c’est selon). Avec cette portée, les chiots ont été très rapidement sur leurs pattes (certains se dressaient déjà sur leur 4 pattes quelques heures après leur naissance).

Conséquence inattendue : alors que cette portée était la plus lourde à la naissance en comparaison avec mes autres portées, je me suis aperçu cette fois-ci que la courbe de prise de poids était différente. En effet, au bout de trois semaines, cette portée était moins lourde de 300g en comparaison avec mes autres portées ! 300g, ce n’est pas rien ! A raison d’une prise de poids journalière de 30 à 50g, cette différence de poids équivaut à 5 ou 6 jours de prise de poids !

Pourtant, rien n’a changé dans l’alimentation ; ici, les chiots sont exclusivement nourris avec la meilleure alimentation qui puisse exister pour eux : le lait de leur mère. Le sevrage pour l’alimentation carnée n’intervenant qu’entre la 4ème et la 5ème semaine, lorsque la maman commence à régurgiter son repas pour nourrir ses chiots. C’est le top départ pour entamer le sevrage vers une alimentation carnée. Mais les chiots continuent en parallèle de téter leur mère jusqu’à ce que cette dernière ne veuille plus.

J’aurais tendance à imputer cette différence de poids à la tonicité et à la motricité précoce de cette portée. Le tapis de traction a non seulement parfaitement jouer son rôle contre la laxité du ligament rond, notamment pendant les tétées, mais à également permis au passage de solutionner un des autres facteurs à risques pour la dysplasie des hanches : la prise de poids excessive des chiots…

Les chiots ont 20 jours

(Mise à jour du 11/12/2023)

Ça y est ! Les 15 jours sont passés et il est temps de faire rentrer la lumière naturelle dans la pièce en journée (mais toujours de préserver le cycle naturel jusqu’à leur troisième semaine). Je découvre pour la première fois en pleine lumière mes chiots. Ils ont tous les yeux ouverts.

Je vous laisse vous référer à mon article intitulé « l’impact de la lumière sur la mise bas des chiennes et sur l’anxiété des chiots » pour les résultats obtenus sur le caractère des chiots après avoir passé 15 jours dans l’obscurité.


Les chiots ont 4 semaines

(Mise à jour du 17 décembre 2023)

Les chiots quittent la chambre pour notre pièce de vie principale.


Les chiots ont 5 semaines

(Mise à jour du 30 décembre 2023)

Des bébés heureux, bien dans leurs têtes et bien campés sur leur quatre pattes.
La meute les a parfaitement intégré.
Ci-dessous quelques photos pour le plaisir de l’œil.

Photos faites par Carmen Tischler, de l’élevage allemand de chiens-loups de Saarloos Una Neshoba.


Les chiots ont 8 semaines

Mise à jour du 20 janvier 2023


Les résultats Embark sont arrivés !

La diversité génétique est très limitée chez le chien-loup de Saarloos.
De plus, il n’existe toujours pas d’outil pour les éleveurs qui leur permettrait de connaître les mâles les plus génétiquement précieux pour leurs femelles…
Enfin… Si. Ces outils existent mais il faut de l’argent pour les mettre en place et visiblement, ce n’est pas la priorité actuelle…
On préfère investir de l’argent pour la recherche contre les maladies plutôt que d’investir dans des outils qui permettraient de les éviter… C’est comme çà…

Aussi, parmi les objectifs que je me suis toujours fixé et que je ne transgresse jamais dans mes projets de portées figure celui de la consanguinité des portées.

La consanguinité estimée de la portée que je vais produire doit être inférieure à celle des parents.

Pour rappel, les taux de consanguinité génétique des parents sont les suivants :

ParentsTaux de consanguinité génétique
Faolan Yuma Una Neshoba35%
Khalibisnya Maginwulf Millesys45%

Embark avait estimé que le taux de consanguinité de la portée serait d’environ 34%.
Les résultats sont arrivés et sont conformes aux prévisions !
Je suis vraiment satisfait des services d’Embark qui ne se sont jamais trompés depuis que j’utilise leurs services pour la préparation de mes projets de mariages.

L’avantage des taux de consanguinité génétique par rapport aux taux de consanguinité pédigree est qu’ils permettent de connaître le taux de consanguinité de chaque chiot. En effet, les chiots d’une portée n’héritent pas tous de la même distribution allélique de leur père et de leur mère. Cela a pour conséquence des différences de niveau d’homozygotie entre les individus d’une même portée.

ChiotsTaux de consanguinité génétique
Khalibisnya Maginwulf U’Soku34%
Khalibisnya Maginwulf Un Cheveyo Takoda34%
Khalibisnya Maginwulf Ulk34%
Khalibisnya Maginwulf Uraya37%
Khalibisnya Maginwulf Une Neytiri38%
Khalibisnya Maginwulf Usule41%

Mon retour d’expérience sur la phase végétative des chiots dans l’obscurité

Je me souviens parfaitement la première fois que j’ai ouvert complètement les volets dans la pièce et que j’ai pris le premier chiot. Il était d’un calme assez déconcertant. Il avait les yeux ouverts et m’observait longuement. Je pouvais le mettre dans toutes les positions possibles, il se laissait entièrement faire. Et là je me suis dit : waouh ! qu’est-ce qu’ils sont calmes ! Ils nous voient pour la première fois, découvrent l’environnement de leur caisse de mise bas pour la première fois et ils sont d’un calme !!!

Par contre, je me souviens avoir noté un hyper attachement plus important de la maman envers ses chiots par rapport à d’habitude. En effet, contrairement aux autres fois, le moment du changement du sol de la caisse de mise bas était propice à tous types de manipulations, carresses et jeux avec les chiots. Là, le strict minimum était fait : dépôt des chiots dans une bassine recouverte d’une serviette le temps de changer le sol ; durée 10mn puis redépose des chiots dans la caisse de mise bas. Mais Millesys avait énormément de mal à accepter de nous voir prendre les chiots. Les toutes premières fois ont même été assez pénibles pour elle.

Par la suite, ça n’a été que du bonheur avec cette portée. Aucun stress, très observateurs, ils ont été très différents dans leur comportement et leur apprentissage par rapport à mes autres précédentes portées.

Lorsque la maman arrive dans la caisse de mise bas, les chiots ne sont pas hystériques et ne donnent pas de la voix. Ils sont calmes.

Le moment de la gamelle a toujours été difficile ici. Que ce soit dans une gamelle commune ou dans des gamelles séparées, l’excitation et la compétition faisait de ces petites boules de poils de vrais piranhas ! Rien de cela avec cette portée. Pas d’excitation incontrôlable, pas d’esprit de compétition à celui qui en mangera le plus. J’ai même pû laisser dans leur parc, une gamelle en distribution libre sans aucun problème !

L’apprentissage de la laisse a toujours été un peu cacophonique la première fois. Les laisses se mélangent, les chiots ne comprennent pas pourquoi ils sont attachés à une laisse. Ils tirent dans tous les sens etc. Avec cette portée, ils observent, analysent la situation et ont marché immédiatement en laisse comme s’ils l’avaient déjà fait !

La voiture n’a jamais été aussi facile !

Ma vétérinaire, habituée à voir tous mes chiots a elle aussi clairement reconnu que ces chiots étaient différents des autres. Pas d’anxiété, beaucoup d’observation et faciles aux manipulations.

Pour autant, un Saarloos demeure un Saarloos et laisser les chiots dans l’obscurité pendant 15 jours sans manipulations ne fait pas d’eux des labradors pour la vie…
En fonction des individus, et à partir de la 8ème-9ème semaine, j’ai pu observé que certains commençaient à avoir de la réserve face à certaines situations. Pour reprendre l’exemple de la voiture, alors qu’aucun des chiots n’étaient malades, 2 chiots ont commencé à baver. Pour l’un, cela s’est cantonné à un petit filet de bave mais pour l’autre, elle est devenue malade en voiture.
La réserve typique du Saarloos refait surface. De manière plus prononcé chez certains et d’autres restent tout aussi zen qu’au départ.

La phase d’obscurité ne change pas le caractère d’un chien ou d’une race. Cependant, je pense qu’il permet par la suite une meilleure adaptation au monde qui entoure le chiot, une meilleure observation pour un meilleur apprentissage. Par la suite, la combinaison de gènes inhérents au caractère de chaque race ainsi que l’impact de l’environnement font leur oeuvre.

Les retours des adoptants

Mais ce qui m’a intéressé dans cette expérience, c’était l’impact qu’elle pourrait avoir auprès des adoptants des chiots.
Leurs familles respectives sont venus les récupérer à leur 12ème semaine.
Ont-ils noté quelque chose de différent ?
Comment trouvent-ils leurs chiots ?
Plutôt faciles ou compliqués à vivre ?
Les adoptants de cette portée présente l’avantage d’avoir un profil très hétérogène.
Des profils donc très différents, parfaits pour avoir un retour d’expérience le plus large possible !

Jordane et Léa, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Uraya (dite Ulya)

Le profil de Jordane et de sa compagne Léa est intéressant dans l’analyse des retours d’adoptants puisqu’Ulya est le premier chien de ce jeune couple.

Anaïs et Jérémy, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Ulk (dit Hadès)

Première expérience Saarlosienne également pour Anaïs et son mari Jeremy.
Hadès cohabite avec un chat.

Marina et Daniel, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Usule

Le témoignage de Daniel est intéressant de part son métier de maître chien. Le Saarloos est pour lui une découverte par rapport à une longue expérience passée auprès de beaucoup d’autres races de chiens. Marina n’a jamais eu de chiots

Dirk et sa fille Sophia, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Un Cheveyo Takoda (dit Koda)

Dirk est le propriétaire de Faolan Yuma Una Neshoba, le papa des chiots.
Le retour de Dirk est intéressant puisqu’il a déjà l’expérience du chien-loup de Saarloos au travers de Yuma. Mais Yuma n’est pas un Saarloos comme les autres… En effet, Yuma a un caractère atypique pour la race car il ne possède aucune réserve. Lorsque je parle de lui, je l’appelle affectueusement le gros chat.

Sébastien et Anne, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf U’Soku (dite Soku)

Le retour d’expérience de Sébastien est très intéressant car il a l’habitude des chiens-loups de Saarloos depuis près de 20 ans. Soku est son 4ème chien-loup de Saarloos et le deuxième qu’il prend chez moi. Il nous donne son point de vue en tant que propriétaire et connaisseur de la race tout en sachant que Sébastien et son épouse Anne sont tous les deux vétérinaires de métier.

Carmen et Wilfried, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Une Neytiri (dite Tiri)

Le retour d’expérience de Carmen Tischler est d’autant plus intéressant qu’elle est elle-même éleveuse de chiens-loups de Saarloos depuis près de 20 ans. Son élévage se situe en Allemagne, sous l’affixe Una Neshoba. Elle est également la productrice du papa des chiots, Yuma.

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24 Thoughts

  1. Que la suite de la grossesse se passe bien !
    Est ce que vous nous ferais de belles photos / vidéos de toute la famille pendant la période de gestation ?

    Elodie et Ryota

  2. Super, hâte de voir les photos des petits quand ils seront parmi nous.
    Nous espérons que tout ce passera bien. ??

    Ken-ji et Heloïse

  3. Informations claires et exhaustives, récit fluide et captivant, photos magnifiques et sujets encore plus… que dire de plus ? Suivre ton aventure est un véritable plaisir (avec aussi un peu d’envie…). Bravo à vous tous !
    Mauro & Budur

  4. Concerning Embark : Good tool for breeding, but nothing is better to avoid hereditary diseases than a genetic test! Also mixbreeds/bastards have genetic diseases by having high genetic diversity.
    To avoid the illness is nothing better than an available test!
    Without this we still would have MD and dwarfism…. Abs now we can prevent PD. But of course also this test costs money…..

    1. « Nothing is better to avoid hereditary diseases than a genetic test! »
      Incorrect.
      Nothing is better to avoid KNOWN hereditary diseases than a genetic test.

      « Also mixbreeds/bastards have genetic diseases by having high genetic diversity. »
      Incorrect.
      Due to their higher genetic diversity, mix breeds/bastards have less chance to be homozygous to deleterious recessive mutations compared to purebred dogs.

      « To avoid the illness is nothing better than an available test! »
      Correct but only for known diseases.
      What about all the unknown mutations which are lurking into the genome of dogs, only waiting to express themselves by homozygosity? Genetic tests are useless for them… And there are far more unknown recessive mutations for which we don’t have a test compare to the very few known mutations for which we have a test!
      And we don’t talk about polygenic diseases!…

      « Without genetic tests we still would have MD and dwarfism…. »
      Yes
      But if we’re serious about reducing genetic disorders in dogs, the things we must do are simple and clear. It is responsible breeders, not researchers and DNA tests, that will reduce the burden of genetic disease in dogs.

      Keep mutations rare, keep inbreeding low…

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