Pour cette portée Khalibisnya Maginwulf 2023, Millesys va donner naissance à sa troisième et dernière portée.
Le papa a été choisi parmi une pré-sélection de cinq mâles.
Faolan Yuma Una Neshoba est un très beau mâle au phénotype que j’affectionne beaucoup. Cerise sur le gâteau, Yuma a un caractère en or. Joyeux, joueur et très avenant. J’espère une mise bas rapide et sans problème, avec de beaux chiots en bonne santé.
Cette portée sera la première à bénéficier d’un nouveau protocole de mise bas dans l’obscurité et d’un nouveau tapis de sol dans la caisse de mise bas pour lutter encore plus efficacement contre les risques de dysplasie des hanches.

Temps de lecture estimé : 85 minutes
Sommaire
- La maman : Khalibisnya Maginwulf Millesys
- Le papa : Faolan Yuma Una Neshoba
- La combinaison Yuma x Millesys
- La saillie
- Confirmation de gestation
- La mise bas dans le noir
- Combattre l’anxiété des chiots
- Comment lutter plus efficacement contre la dysplasie des hanches ?
- Les chiots ont 20 jours
- Les chiots ont 4 semaines
- Les chiots ont 5 semaines
- Les chiots ont 8 semaines
- Les résultats Embark sont arrivés !
- Mon retour d’expérience sur la phase végétative des chiots dans l’obscurité
- Les retours des adoptants
- A lire également
La maman : Khalibisnya Maginwulf Millesys















Fiche descriptive de Khalibisnya Maginwulf Millesys
| Numéro d’enregistrement | LOF 1540/295 |
| Date de naissance | 25/11/2016 |
| Nationalité | Française |
| Couleur | Gris de loup |
| Myelopathie dégénérative | Saine |
| Nanisme hypophysaire | Saine |
| PCYT2-D | Saine |
| Tares oculaires | Saine |
| Dysplasie des hanches | A/A |
| Dysplasie des coudes | ED-0 |
| Diversité des ancêtres | AVK = 90.32% (sur 5 générations) |
| Taux de consanguinité génétique | genCOI = 45% |
| Résultat test de caractère | Excellent |
| Cotation club de race | Cotation 4 – Lice recommandée |
| Titres de beauté | ChFJ – Championne de France jeune ChEN – Championne des expositions Nationales ChFCS – Championne de France de conformité au standard ChIB – Championne internationale de beauté VEDS ’22 – Vainqueur European dog show 2022 |
Pédigree de Khalibisnya Maginwulf Millesys

pédigree sur cinq générations
les couleurs représentent les ancêtres répétés
diversité des ancêtres = 90.32%
Pedchart de Khalibisnya Maginwulf Millesys

cliquer sur l’image pour plus de détailS
Descendants de Khalibisnya Maginwulf Millesys
Le papa : Faolan Yuma Una Neshoba












Fiche descriptive de Faolan Yuma Una Neshoba
| Numéro d’enregistrement | VDH 19/091 00794 |
| Date de naissance | 30/04/2019 |
| Nationalité | Allemand |
| Couleur | Gris de loup |
| Myelopathie dégénérative | Porteur sain |
| Nanisme hypophysaire | Sain |
| PCYT2-D | Sain |
| Tares oculaires | Sain |
| Dysplasie des hanches | B1 |
| Dysplasie des coudes | ED-0 |
| Diversité des ancêtres | AVK = 91.93% (sur 5 générations) |
| Taux de consanguinité génétique | genCOI = 35% |
Pédigree de Faolan Yuma Una Neshoba

pédigree sur cinq générations
les couleurs représentent les ancêtres répétés
diversité des ancêtres = 91.93%
Pedchart de Faolan Yuma Una Neshoba

cliquer sur l’image pour plus de détailS
Descendants de Faolan Yuma Una Neshoba
La combinaison Yuma x Millesys

Fiche descriptive de la portée
| Enregistrement | Livre des origines françaises – LOF |
| Date de naissance | 21/11/2023 |
| Noms des chiots | 2023 est l’année de la lettre « U » |
| Couleur attendue des chiots | Gris de loup |
| Myelopathie dégénérative | Sains ou porteurs sains |
| Nanisme hypophysaire | Sains |
| PCYT2-D | Sains |
| Diversité des ancêtres | AVK = 100% (sur 5 générations) |
| Coefficient de parenté des parents | COR = 0.5 |
| Taux de consanguinité génétique estimé de la portée | eCOI = 34% – Embark |
Pédigree de la portée Khalibisnya Maginwulf 2023

pédigree de la portée sur cinq générations
Diversité des ancêtres = 100%
Pedchart de la portée Khalibisnya Maginwulf 2023

cliquer sur l’image pour plus de détailS
Comparaison des caryotypes des parents
La saillie

En tant normal, Millesys est plutôt un diesel quand à la montée de progestérone. Cette fois-ci, elle a mis le turbo puisqu’au bout de 15 jours seulement, il a fallu prendre la route pour la saillie.
Départ le 20 septembre, direction l’Allemagne, voyage de nuit pendant dix heures.
Deux jours sur place puis rentrés à la maison le 23 septembre en fin d’après-midi après dix heures de route.
Plus qu’à attendre 25 jours pour savoir si la saillie a fonctionné.
Confirmation de gestation
(Mise à jour du 16 octobre 2023)

Gestation confirmée pour Millesys !
Difficile de voir à l’échographie le nombre précis de foetus donc pas de pronostic à ce jour.
Croisons les doigts maintenant pour une mise bas rapide et sans complications.
La mise bas dans le noir
(Mise à jour du 04 décembre 2023)

La deuxième mise bas de Millesys s’étant finie en césarienne, je craignais que l’histoire ne se répète pour cette troisième et dernière mise bas… Ces derniers mois, j’ai été interpellé par plusieurs lectures scientifiques qui mettent en évidence l’influence de la lumière pour la mise bas des chiennes (j’ai même trouvé une étude scientifique valable également pour les femmes !).
L’expérience consistait à une mise bas dans le noir le plus total et sans présence humaine dans la pièce. Ma chambre dans laquelle se passe toutes les mises bas a été pour le coup customisée… En effet, les volets laissant toujours passer un petit peu de lumière, du papier aluminium a été mis sur les fenêtres pour une obscurité totale.

Un drap venant également combler l’espace sous la porte d’entrée. Toutes les sources lumineuses artificielles ont été également enlevées (réveil, recharges d’appareils mobiles, triplettes électriques avec bouton lumineux etc…).

La caisse de mise bas a également été modifiée.
Deux caméras à vision nocturne ont été disposées afin de surveiller le bon déroulement de la mise bas.
La traditionnelle lampe chauffante à infrarouge a été bannie et remplacée par un coussin chauffant.
Une toile noire occultante a été tendue sur le dessus de la caisse de mise bas afin de créer une tanière et un rabat supplémentaire tombait sur l’entrée afin de laisser la chienne sortir et rentrer facilement.

Pour une fois, je n’avais pas fait de radiographie pour connaître le nombre de chiots présents dans le ventre de la maman. Je me suis dit que si j’avais choisi d’opter pour une mise bas la plus naturelle possible, alors il était inutile d’infliger des rayons X aux fœtus pour une radio de confort…
Au 61ème jour de gestation, Millesys s’agite. Le soir, elle demande à sortir régulièrement. En fait, elle nous fait passer une nuit d’enfer où toutes les 30mn, elle veut aller dehors… Il pleut, il fait nuit, pas facile de s’assurer que c’est bien du pipi et non le bouchon muqueux qui s’évacue. Après une nuit blanche, je décide de ne plus la laisser sortir. Qu’elle fasse ses besoins à l’intérieur, peu importe, mais je veux voir ce qui sort…
Puis Millesys devient de plus en plus agitée, limite hystérique… Je commence à me demander si Millesys était la bonne chienne pour cette expérience de mise bas dans le noir… Elle est perdue, nous demande du réconfort et paraît en détresse… Exactement comme la précédente portée…
Elle nous fait par la suite deux petits pipis puis elle perd les eaux. A partir de ce moment, je dirige Millesys dans la pièce noire et la met dans sa caisse de mise bas. Je me dirige dans une pièce annexe de la maison et surveille sur l’écran, la mise bas.
Bizarrement, Millesys semble s’apaiser. Elle est couchée sur le côté. 10 minutes après, nous voyons une très légère contraction et le premier chiot naît le 21 novembre à 10H00. Il semble énorme à l’écran. Millesys s’occupe de son chiot immédiatement. La poche est rompue, la tête du chiot est dehors, il respire, tout va bien.
A 10h20, soit 20 mn plus tard, le deuxième chiot sort alors que Millesys est toujours affairée à nettoyer son premier chiot. On attend un peu mais Millesys semble ne pas avoir fait attention qu’un deuxième chiot est sorti. J’interviens et je rentre dans la pièce noire et cherche à tâtons le deuxième chiot. Je le trouve et le sors de la pièce noire. Je rompe la poche mais le chiot ne respire pas. Je pratique les premiers gestes de secours et le chiot prend une grande bouffée d’air. Les poumons semblent obstrués. J’utilise un mouche bébé pour évacuer le liquide amniotique. Quelques gestes de secours supplémentaires et le chiot respire correctement. Je le replace dans la caisse de mise bas tel quel, avec son corps encore dans sa poche et le placenta encore accroché. A l’écran, Millesys semble enfin s’être rendu compte qu’un deuxième chiot était arrivé et s’affaire sur lui.
Je ne reconnaît toujours pas ma chienne. Tellement sereine, tellement calme ! Toujours attentive à ses deux chiots. Alternant des pauses où elle semble dormir de son long et vérifiant régulièrement que les chiots sont à la tétée.
Le troisième chiot arrivera 50 minutes plus tard et le quatrième, 25 minutes après.
Ne sachant pas combien de chiots il pouvait y avoir, j’attend patiemment pour un éventuel cinquième chiot. Comme Millesys est très sereine, très calme, je ne m’affole pas. Et finalement c’est 1h40 plus tard que le 5ème chiot naît. Millesys n’avait pas un très gros ventre lors de la gestation. Elle avait pris 3 kilos. Je pensais donc que la portée s’arrêterait là. Millesys était toujours aussi détendue et sereine. Elle semblait heureuse et très affairée à nettoyer ses chiots. Elle alternait avec de longues poses pendant lesquelles elle dormait. Puis, à 16H20, soit 3 heures après le cinquième chiot, un sixième et dernier chiot est né !
Poids des chiots à la fin de la mise bas :
- 545g – mâle
- 530g – femelle
- 515g – femelle
- 465g – femelle
- 430g – mâle
- 355g – femelle
Objectif atteint ! Tous les chiots sont en parfaite santé, une mise bas menée comme une chef par la maman et adieu la césarienne !

Cette mise bas a été extraordinaire ! Je suis passé par toutes les émotions. Passant de la limite de l’ulcère à une totale zénitude !
Si on m’avait dit un jour que je ferai une mise bas, assis sur mon canapé devant la télévision, un verre de vin à la main et un œil sur la caméra de surveillance… Je ne l’aurai jamais crû !
En tout cas, je ne me vois pas revenir en arrière et dorénavant, la mise bas dans le noir sera mon nouveau protocole pour mettre au monde les futurs chiots Khalibisnya Maginwulf.
Alors est-ce que la lumière a une influence sur la mise bas ? Très certainement.
Des études, toujours en cours, suggèrent que la lumière (et notamment la lumière artificielle) pourrait réduire la production de mélatonine.
En étant dans le noir, la chienne pourrait se recharger en mélatonine qui induirait la production d’ocytocine, indispensable pour des contractions utérines sans effort.
Ci-dessous une contraction utérine normale, qui ne demande pas beaucoup d’effort :
A comparer maintenant avec ce que Millesys m’avait habitué… Une mise bas à l’extérieur, en position fécale…
Combattre l’anxiété des chiots
Si je n’ai pas pu poster de photos des chiots plus tôt, c’est que je devais respecter la deuxième phase de l’étude de l’impact de la lumière. Cette fois-ci, ça ne concernait plus la mise bas, mais les chiots eux-mêmes.
Le chien fait parti des espèces nidicoles à la naissance. En effet, son développement anatomique à la naissance, et en particulier, nerveux et sensorimoteur, n’est pas achevé.
Par conséquent, un chiot nouveau-né devrait être considéré comme un prématuré.
Ses paupières sont soudées.
Son canal auditif externe n’est pas creusé.
Ses éliminations urinaires et fécales (réflexe périnéal) sont dépendantes de sa mère.
Son néocortex et sa moelle épinière (développement du système nerveux du chiot) sont en formation à la naissance comme pour toutes les espèces nidicoles.
Son sommeil paradoxal est très développé.
Il ne saura marcher qu’après une quinzaine de jours. D’ici-là, sa compétence motrice se limite à la reptation.
Mais son odorat est fonctionnel et lui permet de sentir la chaleur corporelle de sa mère et l’odeur du lait pour aller aux mamelles.
Les choses sont bien différentes avec d’autres mamifères qui naissent parfaitement opérationnels dès la naissance (espèces nidifuges).
Poulains, veaux, chevreaux, lionceaux, girafons etc. ont tous leurs sens éveillés dès leur venue au monde. Mais pas le chiot, ni aucune espèce de canidés canis lupus d’ailleurs… Ses terminaisons nerveuses sont toujours en construction. Il a besoin de calme. Il a besoin de sa mère et non d’être stimulé aussi précocement comme la majorité des éleveurs ont l’habitude de le faire (même s’ils pensent bien faire). Photographié sous tous ses angles à la lumière dès ses premiers jours de vie, manipulé avec des stimulations neurologiques précoces (ENS – Puppy Culture etc.)… Tout ceci devrait être proscrit durant ses 15 premiers jours de vie. Là aussi, ce que l’éleveur pense être le mieux est en complète contradiction avec les besoins physiologiques du chiot.
Au sujet de l’ENS (et autre programme Puppy Culture dérivés), l’information originale a été publiée par Carmelo Battaglia, (doctorat en sociologie et criminologie…) qui ne disposait d’aucune donnée, seulement des hypothèses et de vagues affirmations sur l’existence d’effets. Les premières études étaient équivoques mais les études menées au cours des dix dernières années n’ont pas permis de trouver des différences pouvant être imputées à la stimulation neurologique précoce.
Au contraire, dans une récente étude intitulée « l’effet de la stimulation neurologique précoce sur le bien-être des chiots dans les élevages » le résultat est très clair : l’étude ne confirme pas les avantages en termes de bien-être de l’application des exercices ENS aux chiots…
De plus, il n’existe aucune formation officielle sur la manière d’exercer ces manipulations, aucun diplôme. Chacun fait comme il le sent au final. L’ENS pratiqué aussi tôt dans les premiers jours de vie d’un chiot est en fait davantage un argument commercial et de communication de l’éleveur auprès des futurs adoptants qu’une réelle avancée dans le parcours de socialisation du chiot…
Je vais donc à l’encontre totale de l’ENS et le Puppy Culture en reproduisant ce que de jeunes louveteaux connaissent dans leur tanière dans la nature : un stimuli limité aux gestes des soins prodigués par la maman (et surveillance de la prise de poids par l’éleveur) et SURTOUT, un respect très stricte du cycle lumineux naturel. A savoir en journée, une diffusion minimale de la lumière (obtenue au travers des volets roulants en mode persienne) telle que les chiots la ressentirait au sein d’une tanière la journée et la nuit, une absence totale de lumière artificielle. Le but : limiter au maximum les désordres liés à l’anxiété
Pour la première fois depuis que j’ai commencé l’élevage, je ne découvrirai vraiment mes chiots en pleine lumière que 15 jours après leur naissance.
Quelques éleveurs ont tenté l’expérience et j’ai pu lire des retours très positifs tels que :
« Mes chiots sont plus calmes, plus recueillis, et plus observateurs. Ils ne sont pas effrayés, ne sont pas anxieux et ils apprennent vite. Je craignais qu’ils soient moins à l’aise avec les gens et qu’ils progressent plus lentement en restant si longtemps dans l’obscurité. Mes inquiétudes n’étaient pas fondées. Ces chiots progressent rapidement dans leur développement et sont différents de tous ceux que j’ai eu auparavant ».
Sources :
- Le cerveau des chiens anxieux est câblé différemment
- L’exposition à une lumière faible la nuit pendant le développement précoce augmente les réponses de type anxieux à l’âge adulte
- Une lumière faible la nuit avant l’adolescence augmente les comportements anxieux à l’âge adulte
- Lumière faible la nuit et obscurité constante : Deux conditions d’éclairage fréquemment utilisées qui mettent en péril la santé et le bien-être des rongeurs de laboratoire
- La lumière artificielle nocturne modifie le comportement des animaux de laboratoire et des animaux sauvages
- Intensification de la lumière en milieu naturel la nuit : Examen des effets puissants de la lumière très faible sur les réponses circadiennes et considérations pour la recherche translationnelle
Comment lutter plus efficacement contre la dysplasie des hanches ?


Qu’est-ce que la dysplasie des hanches ?
La dysplasie des hanches est une déformation de l’articulation coxofémorale qui se produit pendant la période de croissance du chien.
Pendant plus de 50 ans, les chercheurs ont tenté d’identifier les gènes responsables de la dysplasie des hanches. En vain… La dysplasie de la hanche est reconnue comme une affection polygénique (impliquant plusieurs gènes) mais l’identité de ces gènes demeurent un mystère.
Héritabilité de la dysplasie des hanches
Grâce aux nombreuses études publiées sur le sujet ainsi qu’aux valeurs communiquées par OFA (Orthopedic Foundation for Animals), nous savons que l’héritabilité de la dysplasie de la hanche est généralement comprise entre 0,2 et 0,3.
Cela signifie que seulement 20 à 30 % de la variation des résultats de la dysplasie des hanches dans une population de chiens testés peut être expliquée par la variation des gènes. Par conséquent, 70 à 80 % de cette variation des résultats relève de facteurs environnementaux.
REMARQUE : ce n’est pas la même chose que de dire « la dysplasie de la hanche c’est 20% génétique et 80% environnemental ».
L’héritabilité indique dans quelle mesure la variation d’un caractère phénotypique dans un groupe de chiens testés est le résultat de différences génétiques entre ces mêmes chiens.
Les facteurs environnementaux
Voici une liste non exhaustive des facteurs environnementaux impliqués dans la dysplasie de la hanche :
- Croissance rapide
- Chiots de grande taille
- Phénotype entrainant une construction propice à la dysplasie de la hanche.
- Développement du muscle pelvien insuffisant
- Ossification tardive de la tête fémorale
- Activité physique excessive ou inadaptée
- Saisons de la naissance
- Alimentation (prise de poids, additifs calcium – vitamines C – zinc)
- Sol inadapté de la caisse de mise bas.
Ce genre de vidéo fait le buzz mais c’est une catastrophe pour les hanches de ces pauvres chiots…
La cause principale de la dysplasie de la hanche
Le relâchement articulaire est la cause principale de la dysplasie de la hanche.
Il est donc primordial de maîtriser la stabilité articulaire et ce, le plus tôt possible.
Pour l’éleveur, cela commence avec la caisse de mise bas.

L’hyperlaxité du ligament rond est la cause sous-jacente de la dysplasie de la hanche chez le chien. Le ligament rond maintient la tête du fémur dans l’acetabulum de la hanche.
Tous les chiots naissent avec des hanches parfaitement normales.
Cependant, l’évolution du chiot sur un sol inadapté dans la caisse de mise bas pendant ses premières semaines de vie fait parti des premiers facteurs de risques qui entraîne une dysplasie des hanches.
En parallèle, le poids corporel à la naissance et pendant les premières semaines de vie du chiot peut également influencer la vitesse de progression de la dysplasie.
La position grenouille des chiots, notamment pendant les têtées est une position qui devrait interpeller plutôt de trouver çà mignon…
Le sol de la caisse de mise bas est souvent inadapté et possède un faible coefficient de traction. La mauvaise position du chiot lors de la tétée favorise l’hyperlaxité des ligaments ronds de ses hanches et risque de provoquer une dysplasie des hanches. La morphologie spécifique de certaines races ainsi que la prise de poids rapide sur les premières semaines seront des facteurs aggravants.
Les leviers d’action des éleveurs
Partie génétique
La radio des hanches est souvent mise en avant par les éleveurs lors de la sélection des reproducteurs. En effet, si le père et la mère ont eu les hanches radiographiées et que leurs résultats sont bons, et qu’il en est de même pour leurs ancêtres dans les générations précédentes, l’éleveur peut raisonnablement penser que sa future portée ne saura pas concernée par les 20% à 30% d’héritabilité génétique de la dysplasie des hanches. Mais attention :
- Un score moyen de la lecture des radios des hanches d’un reproducteur ne saurait dire quelle est la part congénitale de la part environnementale qui a influencé le score obtenu…
- La radio des hanches n’est pas non plus exempt d’erreurs…
- Mauvaise position du chien à la radiographie
- Mauvaise interprétation à la lecture de la radio des hanches
- La dysplasie des hanches évoluant avec le temps, il est totalement inefficace de radiographier les hanches d’un chien trop jeune… Idéalement, les radios des hanches ne devraient pas être envisagées avant l’âge de trois ans.
Partie environnementale
Alors quels sont finalement les leviers d’actions pour les éleveurs dans la lutte contre la dysplasie des hanches ?
Les possibilités d’améliorer les hanches sont beaucoup plus grandes si les éleveurs s’attaquent aux 80 % de variations des résultats de la dysplasie des hanches qui ne sont pas expliquées par la génétique.
Et cela commence dans la caisse de mise bas des chiots, en utilisant un sol adapté, avec suffisamment de traction notamment lors des tétées.
Là aussi, j’ai complètement changé mes protocoles. Le traditionnel VetBed a laissé la place au Drymate Whelping. Ce dernier a les mêmes pouvoirs absorbant que le VetBed mais avec une épaisseur bien moindre tout en offrant un pouvoir de traction supérieur à son homologue. Le VetBed reviendra dans la caisse de mise bas plus tard, lorsque je n’aurai plus besoin des tapis de traction.

La faible épaisseur du Drymate Whelping permet de poser par dessus un prototype encore en développement par le Docteur Carol Beuchat de l’Institute of Canine Biology : le Traction Mate.

Ce tapis de traction est fabriqué en caoutchouc de silicone non toxique sous forme de dalles souples de 60x60cm. Il peut être lavé et désinfecté. Le Traction Mate se place au-dessus du Drymate Whelping. Deux kits sont prévus. Le premier kit est destiné à être utilisé pour la première semaine de vie des chiots et le deuxième kit, pour les semaines suivantes. Chaque kit possède une empreinte et une disposition de trous différente et l’épaisseur du Traction Mate n’est pas la même. Le Traction Mate est disponible en plusieurs versions afin de s’adapter à la morphologie des pattes des chiots en fonction de leur race.
C’est lors de la tétée que l’hyperlaxité du ligament rond peut se produire.
Le Traction Mate agit comme un starting-block dans l’athlétisme.
Les chiots positionnent correctement leurs pattes arrières dans l’empreinte des trous du Traction Mate, offrant ainsi une surface d’appuie idéale.

La différence d’appuie des chiots pendant la tétée est très notable.
J’ai rapidement pu constater une motricité ainsi qu’une tonicité des chiots bien supérieure à ce que j’avais l’habitude de voir jusqu’à présent et ce, dès les premiers jours de vie des chiots. Normalement, un chiot ne commence à marcher vraiment qu’à partir de la deuxième semaine. Dans ce laps de temps, les chiots se traînent plus qu’ils ne marchent, à l’aide de leurs pattes avant et font la grenouille (ou la limace, c’est selon). Avec cette portée, les chiots ont été très rapidement sur leurs pattes (certains se dressaient déjà sur leur 4 pattes quelques heures après leur naissance).
Conséquence inattendue : alors que cette portée était la plus lourde à la naissance en comparaison avec mes autres portées, je me suis aperçu cette fois-ci que la courbe de prise de poids était différente. En effet, au bout de trois semaines, cette portée était moins lourde de 300g en comparaison avec mes autres portées ! 300g, ce n’est pas rien ! A raison d’une prise de poids journalière de 30 à 50g, cette différence de poids équivaut à 5 ou 6 jours de prise de poids !
Pourtant, rien n’a changé dans l’alimentation ; ici, les chiots sont exclusivement nourris avec la meilleure alimentation qui puisse exister pour eux : le lait de leur mère. Le sevrage pour l’alimentation carnée n’intervenant qu’entre la 4ème et la 5ème semaine, lorsque la maman commence à régurgiter son repas pour nourrir ses chiots. C’est le top départ pour entamer le sevrage vers une alimentation carnée. Mais les chiots continuent en parallèle de téter leur mère jusqu’à ce que cette dernière ne veuille plus.
J’aurais tendance à imputer cette différence de poids à la tonicité et à la motricité précoce de cette portée. Le tapis de traction a non seulement parfaitement jouer son rôle contre la laxité du ligament rond, notamment pendant les tétées, mais à également permis au passage de solutionner un des autres facteurs à risques pour la dysplasie des hanches : la prise de poids excessive des chiots…
Les chiots ont 20 jours
(Mise à jour du 11/12/2023)
Ça y est ! Les 15 jours sont passés et il est temps de faire rentrer la lumière naturelle dans la pièce en journée (mais toujours de préserver le cycle naturel jusqu’à leur troisième semaine). Je découvre pour la première fois en pleine lumière mes chiots. Ils ont tous les yeux ouverts.
Je vous laisse vous référer à mon article intitulé « l’impact de la lumière sur la mise bas des chiennes et sur l’anxiété des chiots » pour les résultats obtenus sur le caractère des chiots après avoir passé 15 jours dans l’obscurité.
Les chiots ont 4 semaines
(Mise à jour du 17 décembre 2023)
Les chiots quittent la chambre pour notre pièce de vie principale.
Les chiots ont 5 semaines
(Mise à jour du 30 décembre 2023)
Des bébés heureux, bien dans leurs têtes et bien campés sur leur quatre pattes.
La meute les a parfaitement intégré.
Ci-dessous quelques photos pour le plaisir de l’œil.
Photos faites par Carmen Tischler, de l’élevage allemand de chiens-loups de Saarloos Una Neshoba.
































































































Les chiots ont 8 semaines
Mise à jour du 20 janvier 2023































Les résultats Embark sont arrivés !

La diversité génétique est très limitée chez le chien-loup de Saarloos.
De plus, il n’existe toujours pas d’outil pour les éleveurs qui leur permettrait de connaître les mâles les plus génétiquement précieux pour leurs femelles…
Enfin… Si. Ces outils existent mais il faut de l’argent pour les mettre en place et visiblement, ce n’est pas la priorité actuelle…
On préfère investir de l’argent pour la recherche contre les maladies plutôt que d’investir dans des outils qui permettraient de les éviter… C’est comme çà…
Aussi, parmi les objectifs que je me suis toujours fixé et que je ne transgresse jamais dans mes projets de portées figure celui de la consanguinité des portées.
La consanguinité estimée de la portée que je vais produire doit être inférieure à celle des parents.
Pour rappel, les taux de consanguinité génétique des parents sont les suivants :
| Parents | Taux de consanguinité génétique |
|---|---|
| Faolan Yuma Una Neshoba | 35% |
| Khalibisnya Maginwulf Millesys | 45% |
Embark avait estimé que le taux de consanguinité de la portée serait d’environ 34%.
Les résultats sont arrivés et sont conformes aux prévisions !
Je suis vraiment satisfait des services d’Embark qui ne se sont jamais trompés depuis que j’utilise leurs services pour la préparation de mes projets de mariages.
L’avantage des taux de consanguinité génétique par rapport aux taux de consanguinité pédigree est qu’ils permettent de connaître le taux de consanguinité de chaque chiot. En effet, les chiots d’une portée n’héritent pas tous de la même distribution allélique de leur père et de leur mère. Cela a pour conséquence des différences de niveau d’homozygotie entre les individus d’une même portée.
| Chiots | Taux de consanguinité génétique |
|---|---|
| Khalibisnya Maginwulf U’Soku | 34% |
| Khalibisnya Maginwulf Un Cheveyo Takoda | 34% |
| Khalibisnya Maginwulf Ulk | 34% |
| Khalibisnya Maginwulf Uraya | 37% |
| Khalibisnya Maginwulf Une Neytiri | 38% |
| Khalibisnya Maginwulf Usule | 41% |
Mon retour d’expérience sur la phase végétative des chiots dans l’obscurité
Je me souviens parfaitement la première fois que j’ai ouvert complètement les volets dans la pièce et que j’ai pris le premier chiot. Il était d’un calme assez déconcertant. Il avait les yeux ouverts et m’observait longuement. Je pouvais le mettre dans toutes les positions possibles, il se laissait entièrement faire. Et là je me suis dit : waouh ! qu’est-ce qu’ils sont calmes ! Ils nous voient pour la première fois, découvrent l’environnement de leur caisse de mise bas pour la première fois et ils sont d’un calme !!!
Par contre, je me souviens avoir noté un hyper attachement plus important de la maman envers ses chiots par rapport à d’habitude. En effet, contrairement aux autres fois, le moment du changement du sol de la caisse de mise bas était propice à tous types de manipulations, carresses et jeux avec les chiots. Là, le strict minimum était fait : dépôt des chiots dans une bassine recouverte d’une serviette le temps de changer le sol ; durée 10mn puis redépose des chiots dans la caisse de mise bas. Mais Millesys avait énormément de mal à accepter de nous voir prendre les chiots. Les toutes premières fois ont même été assez pénibles pour elle.
Par la suite, ça n’a été que du bonheur avec cette portée. Aucun stress, très observateurs, ils ont été très différents dans leur comportement et leur apprentissage par rapport à mes autres précédentes portées.
Lorsque la maman arrive dans la caisse de mise bas, les chiots ne sont pas hystériques et ne donnent pas de la voix. Ils sont calmes.
Le moment de la gamelle a toujours été difficile ici. Que ce soit dans une gamelle commune ou dans des gamelles séparées, l’excitation et la compétition faisait de ces petites boules de poils de vrais piranhas ! Rien de cela avec cette portée. Pas d’excitation incontrôlable, pas d’esprit de compétition à celui qui en mangera le plus. J’ai même pû laisser dans leur parc, une gamelle en distribution libre sans aucun problème !
L’apprentissage de la laisse a toujours été un peu cacophonique la première fois. Les laisses se mélangent, les chiots ne comprennent pas pourquoi ils sont attachés à une laisse. Ils tirent dans tous les sens etc. Avec cette portée, ils observent, analysent la situation et ont marché immédiatement en laisse comme s’ils l’avaient déjà fait !
La voiture n’a jamais été aussi facile !
Ma vétérinaire, habituée à voir tous mes chiots a elle aussi clairement reconnu que ces chiots étaient différents des autres. Pas d’anxiété, beaucoup d’observation et faciles aux manipulations.
Pour autant, un Saarloos demeure un Saarloos et laisser les chiots dans l’obscurité pendant 15 jours sans manipulations ne fait pas d’eux des labradors pour la vie…
En fonction des individus, et à partir de la 8ème-9ème semaine, j’ai pu observé que certains commençaient à avoir de la réserve face à certaines situations. Pour reprendre l’exemple de la voiture, alors qu’aucun des chiots n’étaient malades, 2 chiots ont commencé à baver. Pour l’un, cela s’est cantonné à un petit filet de bave mais pour l’autre, elle est devenue malade en voiture.
La réserve typique du Saarloos refait surface. De manière plus prononcé chez certains et d’autres restent tout aussi zen qu’au départ.
La phase d’obscurité ne change pas le caractère d’un chien ou d’une race. Cependant, je pense qu’il permet par la suite une meilleure adaptation au monde qui entoure le chiot, une meilleure observation pour un meilleur apprentissage. Par la suite, la combinaison de gènes inhérents au caractère de chaque race ainsi que l’impact de l’environnement font leur oeuvre.
Les retours des adoptants
Mais ce qui m’a intéressé dans cette expérience, c’était l’impact qu’elle pourrait avoir auprès des adoptants des chiots.
Leurs familles respectives sont venus les récupérer à leur 12ème semaine.
Ont-ils noté quelque chose de différent ?
Comment trouvent-ils leurs chiots ?
Plutôt faciles ou compliqués à vivre ?
Les adoptants de cette portée présente l’avantage d’avoir un profil très hétérogène.
Des profils donc très différents, parfaits pour avoir un retour d’expérience le plus large possible !
Jordane et Léa, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Uraya (dite Ulya)

Le profil de Jordane et de sa compagne Léa est intéressant dans l’analyse des retours d’adoptants puisqu’Ulya est le premier chien de ce jeune couple.
« Ulya s’est adaptée rapidement à la vie dans son nouveau foyer.
Le lien entre elle et moi s’est fait assez rapidement (entre 1 et 3 jours). En revanche, elle était sur la réserve à l’approche de ma compagne Léa. Cela s’est complètement estompé lors de nos vacances peu de temps après son arrivée à la maison. Pendant cette période Léa a eu davantage d’interactions avec Ulya.
Ulya est sociable avec les animaux mais est réservée envers les humains si nous ne sommes pas à proximité.
Ulya a déjà eu l’occasion de changer plusieurs fois d’environnements. En effet, elle a été amenée à vivre quelques jours dans un hôtel, chalet, maisons familiales, maisons d’amis sans soucis d’adaptation Elle a également vécu d’autres expériences pour lesquelles elle était sur la réserve au début mais en étant à proximité d’elle, elle s’est acclimatée rapidement.
Ulya apprend facilement : le rappel a été très vite acquis. Elle est très intelligente et est très rusée quand elle veut atteindre ses objectifs.
Ulya est très observatrice.
Je n’ai pas d’éléments de comparaison avec ou sans phase végétative dans le noir, cependant si je devais comparer entre ce que j’imaginais du Saarloos et le comportement d’Ulya, je suis étonné par :
– Sa capacité d’adaptation qui reste (pour l’instant) plus aisée qu’attendu.
– Son intelligence (je n’en doutais pas de base mais au quotidien, elle sait le démontrer).
– Sa capacité d’apprentissage (qui est finalement liée aux deux précédents points).
Pour conclure, j’ai le sentiment que cette expérience de mise bas dans le noir et de phase végétative dans l’obscurité sans manipulations pendant les 15 premiers jours de vie d’Ulya ont été bénéfiques. »
Anaïs et Jérémy, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Ulk (dit Hadès)

Première expérience Saarlosienne également pour Anaïs et son mari Jeremy.
Hadès cohabite avec un chat.
« Le lien avec Hadès s’est fait très facilement et rapidement.
L’apprentissage de la propreté s’est fait en quelques semaines. Il y a encore quelques petits loupés mais Hadès sait nous solliciter pour sortir.
En promenade, nous avons rapidement retiré la longe, il a du rappel (sauf quand quelque chose est plus intéressant !) et nous suit naturellement.
Au départ, il avait peur des voitures et cherchait à se cacher.
Aujourd’hui il est moins craintif et s’assoit et attend pour laisser passer la voiture. Il ne cherche plus à fuir.
En ville, il est plus stressé mais s’habitue petit à petit. Au bout de la 4ème sortie, on le sentait moins fuyant. Il arrive à se poser et à regarder autour de lui, apprend vite et s’adapte bien. Il est très curieux et observe beaucoup.
Avec les autres chiens il est cool. Il va systématiquement vers eux et cherche à jouer. Nous faisons régulièrement des balades avec d’autres chiens et il a le contact facile avec eux. Les balades permettent de le sociabiliser aussi avec les humains car il est assez réservé comme tout Saarloos. En milieu de balade il peut venir sentir un promeneur et peut même manger dans sa main.
À la maison en revanche, lorsqu’il y a du monde il lui faut 1h-1h30 pour venir et rester à côté de nous mais ne se laisse pas encore approcher (normal pour un Saarloos). En un mois de temps on a vu une vraie différence dans les apprentissages.
Il évolue bien, il est très curieux et même s’il a peur, il va quand même, c’est cool !
A la question est-ce que les 15 jours d’obscurité sans manipulations ont eu un effet négatif sur le caractère d’Hadès ? Je n’ai pas de point de comparaison avec d’autres Saarloos mais j’aurai tendance à dire aucun. Il n’est pas anxieux. Même en cas d’absence à la maison, alors qu’il est seul, il reste cool. Aucune anxiété de séparation mais c’est quand même un sacré pot de colle ! »
Marina et Daniel, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Usule

Le témoignage de Daniel est intéressant de part son métier de maître chien. Le Saarloos est pour lui une découverte par rapport à une longue expérience passée auprès de beaucoup d’autres races de chiens. Marina n’a jamais eu de chiots
Marina : « N’ayant jamais eu de Saarloos ni même de chiot, je peux juste dire qu’Usule est une chienne incroyablement attachante, affectueuse, facile à vivre et très attentive à sa famille. Les relations avec les autres chiens et les chevaux sont simples, elle n’est pas du tout craintive avec eux. Elle est plus réservée avec les humains mais jamais agressive et sait rester calme. Elle reste assise à côté de moi dans un endroit bruyant et agité. Je ne sais pas si son caractère est lié à sa naissance dans le noir sans avoir de point de comparaison. »
Daniel : « Usule, est très intelligente et curieuse, avec une capacité d’apprentissage rapide et une grande sensibilité aux stimulis positifs.
J’utilise la stimulation positive pour renforcer les comportements souhaités et décourager les comportements indésirables.
Elle évolue vite et fais preuve d’une intelligence fonctionnelle. C’est-à-dire que ces capacités intellectuelles évoluent vite autour des besoins et de l’envie qu’elle a.
Un exemple : je dirige Maya (mon deuxième chien) en accrochant la laisse au collier, Usule imite ce comportement et prend Maya par le collier pour tenter d’asseoir sa domination. Ouvrir la porte en appuyant sur la poignée…
La curiosité d’Usule aide à réduire sa réserve dans les situations nouvelles ou inconnues.
Du coup son anxiété au quotidien reste modérée dans ses contacts avec les êtres vivants ( Chien, Cheval, Humain).
Elle est super câline ; chacune de nos arrivées (le matin au réveil ou l’arrivé à la maison provoque un débordement d’émotion et de besoin de contact).
C’est probablement une coincidence mais les soirs de pleine lune, on fait nuit blanche.
Je dirais que dans le cas du Sarloos on fait plus de l’instruction que de l’éducation. »
Dirk et sa fille Sophia, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Un Cheveyo Takoda (dit Koda)

Dirk est le propriétaire de Faolan Yuma Una Neshoba, le papa des chiots.
Le retour de Dirk est intéressant puisqu’il a déjà l’expérience du chien-loup de Saarloos au travers de Yuma. Mais Yuma n’est pas un Saarloos comme les autres… En effet, Yuma a un caractère atypique pour la race car il ne possède aucune réserve. Lorsque je parle de lui, je l’appelle affectueusement le gros chat.
« La voie de l’obscurité.
Tout d’abord, nous tenons à préciser que nous témoignons en tant que propriétaires d’un étalon et non en tant qu’éleveur, mais nous pensons qu’il est formidable que les éleveurs essaient d’influencer positivement les circonstances de la naissance et du développement des chiots.
Essayer de nouvelles choses demande toujours une certaine dose de courage, car on ne sait pas toujours exactement à quels effets s’attendre.
C’est pourquoi il faut féliciter David d’avoir choisi cette « voie de l’obscurité ».
Nous pensons que ce type de naissance et de croissance dans l’obscurité a été un succès pour les chiots au cours des 15 premiers jours, car il est très proche des circonstances d’une naissance naturelle dans la nature, même s’il ne s’agit pas d’animaux sauvages.
Bien sûr, il ne nous est pas facile de dire si les chiots ont d’autres avantages que la naissance naturelle, car nous n’avons pas l’expérience d’un éleveur.
Cependant, nous pensons que cela a eu une influence positive sur la naissance et le développement des chiots.
Nous avons pu accueillir l’un des deux mâles de la portée, qui grandit maintenant ici avec son père Yuma.
Koda a un caractère ouvert, il est très curieux mais a parfois des moments de réserve typiques des Saarloos, surtout lorsqu’il s’agit de choses nouvelles et inconnues.
Sinon, c’est un véritable rayon de soleil, toujours de bonne humeur, doté d’une incroyable énergie positive, d’une volonté incroyablement forte, qui sait rapidement ce que l’on attend de lui et qui sait exactement ce qu’il a le droit de faire et ce qu’il n’a pas le droit de faire, ce qui, bien sûr, comme pour les autres chiots, ne l’empêche pas d’essayer quand même.
En résumé, Koda est un chiot très bien développé avec un grand caractère.
Nous sommes très heureux que David et Gaëlle nous aient donné l’opportunité de faire grandir Koda ici avec son père et nous attendons avec impatience son développement futur. »
Sébastien et Anne, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf U’Soku (dite Soku)

Le retour d’expérience de Sébastien est très intéressant car il a l’habitude des chiens-loups de Saarloos depuis près de 20 ans. Soku est son 4ème chien-loup de Saarloos et le deuxième qu’il prend chez moi. Il nous donne son point de vue en tant que propriétaire et connaisseur de la race tout en sachant que Sébastien et son épouse Anne sont tous les deux vétérinaires de métier.
« Quinze jours dans l’obscurité et sans manipulations !
Quand cette annonce m’a été faite, je me suis posé des questions.
Trop de souvenirs de ce qu’il se faisait parfois il y a 20 ans pour mes premiers Saarloos… Des chiens peu manipulés et qui devenaient craintifs, vivaient une vie de stress et parfois devenaient dangereux pour les humains qui ne savaient pas les gérer…
Mais j’ai une grande confiance en David et ma vie avec Meïka (adoptée chez lui il y a 8 ans) est déjà merveilleuse. C’est pour cela que j’ai souhaité adopter Soku qui a rejoint notre famille il y a quelques semaines.
Je sais que de nombreux paramètres interviennent dans le caractère du chien : la génétique, la socialisation précoce adaptée, l’environnement du développement du chiot, la présence d’adultes ayant les bons codes sociaux… Et je ne sais pas si ces quinze jours ont modifié les choses…
Cependant, Soku est une merveille de petite chienne. Elle est spontanément curieuse, douce, calme et joueuse.
Parmi les chiens-loups de Saarloos que j’ai eu et que je vois régulièrement en consultation (je suis vétérinaire de métier), c’est surement la plus équilibrée et la plus facile à élever. Une chose est sûre, 15 jours passés dans l’obscurité n’ont pas été négatifs pour son développement et il est même possible que ça ait participé à cet équilibre exceptionnel.
Il reste encore surement beaucoup de choses à découvrir… C’est la magie d’élever des chiens.
Et là-dessus, je peux faire confiance à David et à sa volonté de faire de la diversification génétique et de tout faire pour avoir des chiots équilibrés.
Nous nous portons déjà volontaires pour l’adoption d’un prochain chiot.
Quand c’est aussi facile, pourquoi se priver ? »
Carmen et Wilfried, propriétaires de Khalibisnya Maginwulf Une Neytiri (dite Tiri)

Le retour d’expérience de Carmen Tischler est d’autant plus intéressant qu’elle est elle-même éleveuse de chiens-loups de Saarloos depuis près de 20 ans. Son élévage se situe en Allemagne, sous l’affixe Una Neshoba. Elle est également la productrice du papa des chiots, Yuma.
« Quelle influence l’obscurité de la phase végétative a-t-elle eu sur Neytiri ?
C’est une bonne question, mais il est très difficile d’y répondre. Car bien sûr, je ne peux pas dire comment Neytiri se serait développée si elle n’avait pas passé la phase végétative dans l’obscurité.
Mais d’abord, je voudrais dire que je suis très reconnaissante à David d’avoir procédé de cette manière car je pense que c’est une excellente chose.
Je suis éleveuse de chiens-loups de Saarloos depuis 2007 et j’ai beaucoup appris de cette « expérience ». Nous adapterons nos méthodes d’élevage pour les prochaines portées de la même manière. Pour moi, c’est une étape logique de la phase végétative, car elle imite la nature. Une louve donne naissance à ses petits dans une tanière obscure, où les petits passent également les trois premières semaines de leur vie jusqu’à ce qu’ils quittent la tanière. Cette période sert aux chiots pour les seules choses importantes de cette phase : dormir, boire le lait maternel et grandir !
Cependant, de nombreux éleveurs utilisent ce que l’on appelle la « stimulation neurologique précoce » (ENS) au cours des deux premières semaines de vie des chiots, qui sont stimulés quotidiennement par divers exercices et stimulis. Cela déclenche une certaine dose de stress chez les chiots (libération de cortisol), mais c’est intentionnel. Il y a certainement des points de vue différents :
– Est-il préférable de respecter la nature et de l’imiter le plus possible, au moins dans la phase végétative, tant pour la mère que pour les chiots ?
– Ou est-il préférable de stimuler les chiots, ce qui déclenche un certain stress (intentionnel), éventuellement aussi chez la mère ?
J’ai pu suivre la portée de près, de la mise bas et toutes les semaines qui ont suivies, grâce aux vidéos et aux nombreux rapports de David. Dès la naissance, David m’a dit à quel point c’était une expérience spéciale et intense et à quel point Millesys a maîtrisé avec confiance, calme et sécurité la naissance dans l’obscurité, toute seule.
Les chiots n’ont jamais été exposés à la lumière artificielle ni manipulés pendant les deux premières semaines de leur vie, il faisait sombre pendant la journée et bien sûr la nuit. Pas de lampes de poche, pas de lampes LED, pas de lampes à lumière rouge, juste la lumière naturelle.
Les yeux des chiots sont fermés – précisément parce qu’ils n’ont pas besoin ou envie de lumière pendant cette période !
Les oreilles des chiots sont fermées parce qu’ils n’ont pas besoin de bruit, ils ont besoin de calme et de tranquillité.
Ils ont besoin de leur nez et de leur sens du toucher pour trouver le lait et la chaleur de leur mère.
C’est tout ce dont ils ont besoin à ce moment-là !
Pourquoi ne pas respecter cela en tant qu’éleveurs ?
Ce n’est pas un hasard si les naissances ont souvent lieu la nuit ou si la chienne cherche une tanière avant de mettre bas et préfère une boîte sombre ou creuse un trou dans le jardin pour donner naissance à ses chiots.
Mais comment l’obscurité a-t-elle affecté Neytiri ? Une chose que je peux dire avec certitude : l’obscurité n’a pas eu d’inconvénients et à mon avis, elle n’a eu que des avantages.
Déjà en tant que chiot (au moment où nous écrivons ces lignes, elle a 5 mois), Neytiri est une chienne au tempérament très égal et équilibré qui s’adapte rapidement. Jusqu’à présent, elle a un caractère ouvert, elle est extrêmement attentive, intelligente et maline, elle est curieuse de tout ce qui est nouveau, même dans un environnement inconnu, elle n’a aucun problème avec la conduite en voiture, elle nous écoute bien, elle adore les câlins, elle est toujours joyeuse et enjouée, elle apprend extrêmement vite et sait quoi faire en quelques secondes lorsque je lui enseigne de nouvelles choses.
Nous sommes très contents d’elle, c’est une Saarloos vraiment facile à manipuler, je dirais presque un « chien de débutant », mais c’est bien sûr subjectif, car nous possédons des chiens-loups de Saarloos depuis plus de 20 ans maintenant et avons beaucoup d’expérience, ce qui nous facilite bien sûr la tâche pour la former et l’éduquer.
Nous sommes les éleveurs de Yuma, le père de Neytiri, et nous le connaissons très bien, ses propriétaires étant de bons amis à nous. Yuma a également un caractère ensoleillé comme Neytiri et est également très ouvert. Millesys est également une chienne merveilleuse avec un excellent caractère. Il nous est rapidement apparu évident que nous aimerions avoir un chiot issu de cet accouplement et de David en tant qu’éleveur, d’autant plus que Neytiri est la petite-fille de notre Enya. Nous ne saurons jamais quelle est la part des gènes, de l’obscurité ou de l’éducation. Je pense que c’est un mélange de tout en fin de compte.
Un grand merci à David et Gaelle pour leur travail sur la portée et pour nous avoir confié Neytiri ! »









































Nous avons hâte ! ??
J’ai hâte aussi ?
Merci pour les nouvelles ??
Nous avons hâte de savoir
Tellement hâte ?
Croisons les doigts alors ??
Super ! Encore un petit peu patience ??
Notre petite famille a hâte de savoir ????
Nous avons hâte de savoir ??
Bon courage. Mr Marc
Félicitations et nous croisons les doigts pour que tout se passe bien
Mika et Leslie
??
Que la suite de la grossesse se passe bien !
Est ce que vous nous ferais de belles photos / vidéos de toute la famille pendant la période de gestation ?
Elodie et Ryota
Comme d’habitude ?
Congratulations! Wonderful news, we hope all goes well.
Kim and Jason.
Thank you ^^
Quelle merveilleuse nouvelle ! ??
Super, hâte de voir les photos des petits quand ils seront parmi nous.
Nous espérons que tout ce passera bien. ??
Ken-ji et Heloïse
Informations claires et exhaustives, récit fluide et captivant, photos magnifiques et sujets encore plus… que dire de plus ? Suivre ton aventure est un véritable plaisir (avec aussi un peu d’envie…). Bravo à vous tous !
Mauro & Budur
Merci ??
Concerning Embark : Good tool for breeding, but nothing is better to avoid hereditary diseases than a genetic test! Also mixbreeds/bastards have genetic diseases by having high genetic diversity.
To avoid the illness is nothing better than an available test!
Without this we still would have MD and dwarfism…. Abs now we can prevent PD. But of course also this test costs money…..
« Nothing is better to avoid hereditary diseases than a genetic test! »
Incorrect.
Nothing is better to avoid KNOWN hereditary diseases than a genetic test.
« Also mixbreeds/bastards have genetic diseases by having high genetic diversity. »
Incorrect.
Due to their higher genetic diversity, mix breeds/bastards have less chance to be homozygous to deleterious recessive mutations compared to purebred dogs.
« To avoid the illness is nothing better than an available test! »
Correct but only for known diseases.
What about all the unknown mutations which are lurking into the genome of dogs, only waiting to express themselves by homozygosity? Genetic tests are useless for them… And there are far more unknown recessive mutations for which we don’t have a test compare to the very few known mutations for which we have a test!
And we don’t talk about polygenic diseases!…
« Without genetic tests we still would have MD and dwarfism…. »
Yes
But if we’re serious about reducing genetic disorders in dogs, the things we must do are simple and clear. It is responsible breeders, not researchers and DNA tests, that will reduce the burden of genetic disease in dogs.
Keep mutations rare, keep inbreeding low…